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Départ de Palo Seco, l'île aux moustiques, pour la capitale par une route nouvelle pour nous; d'abord, un péage pour une autoroute pas encore construite (le système
américain?), puis une deux-voies-autoroute où les gros camions et les véhicules lents roulent à gauche, parce que la voie de droite est bien abîmée; du coup, on double par la droite en accélérant
sur les trous tout en craignant que la voie disparaisse: régulièrement, la voie de droite n'est plus là et il faut céder le passage; quand on en pleine accélération, c'est pas facile! Quelques
frayeurs donc, l'arrivée dans la capitale fut rude aussi: GPS nous emmenant dans des impasses et des endroits...intéressants à découvrir pour un européen, bidonvilles, voies ferrées, puis l'hôtel
où on comptait aller, pour une fois qu'on n'avait pas réservé, était plein, bref, arrivée intense!
On a trouvé un hôtel recommandé, j'attendais avec Basile dans la voiture pendant que Pris visitait les chambres et obtenait un bon prix pour la meilleure; une voiture s'approche lentement, le
mec, seul, me fixe si bizarrement que, mouffin, je verrouille les portes, puis il s'avance un peu, descend de la voiture et tend à une blonde à gros seins courtement vêtue, à travers le portail
de l'hôtel, une poche en plastique remplie de poudre blanche....Oh, pas grand chose, genre 20 centimètres sur 15, 300-400 grammes quoi. Il repart, Priscilla arrive tout sourire pour m'annoncer sa
victoire, oui, elle a bien vu une blonde frapper à une porte puis entrer; elle n'est pas convaincue tout de suite, c'est vrai que peut-être c'était du sucre pour un diabétique? Ou alors un gars
qui faisait une grosse crise d'hypoglycémie et que la blondasse a soigné? Et au ptit dèj, une jolie dame toute vêtue de rose, talons aiguilles compris... peut-être une cliente? On peut dire
ça...En tout cas, contrairement à l'hôtel de notre arrivée dans le pays, c'est « tranquille », en face d'un parking et près de la voie ferrée mais il n' y a pas de cris de bonheur ni
alcoolisés n'importe quand, on a progressé! C'est vrai aussi qu'on n'y a pas été le week-end.
On a rendu le 4X4, le gars nous a fait chier pour essayer de gagner quelques dizaines de dollars, bien acréaple (il ne nous avait soutiré que 1550 dollars), Basile le voit ensuite monter dedans, il nous le montre, désemparé, le gars part avec et là Terrine fond en larmes. On croyait que c'était le spid de l'état des lieux mais non, il nous dit: « la vroum vroum, la vroum vroum!!!!!!! », il s'était attaché comme moi au 4X4, il avait l'impression qu'on nous le prenait! On a dû lui expliquer qu'on avait nos propres voitures qui nous attendaient impatiemment, le C3 et l'antédiluvienne Clio de Pris (qui, on l'espère, marchera à notre retour). Et lui qui continuait en pleurant: « la vroum vroum, la vroum vroum!!! » C'est dur de se séparer des bonnes choses...Vous remarquerez d'ailleurs l'emploi du bon article...oui, c'est féminin, plus qu'un mot et c'est bon!
Spid pour les valises, tout rentrer dedans sachant que la mienne, fermeture éclair pourrie, risquait de sauter lors des nombreux transferts-déplacements, et qu'effectivement elle est morte presque dès le début.
On est passé aux douanes à Miami, rien de nouveau: plus d'un heure d'attente, à nouveau empreintes et photos avec, comme au supermarché, choix de la pire file.
Aéroport incroyablement grand, ça en devient vertigineux: certains couloirs doivent faire plus de cinq cents mètres, et tout en ligne droite. En fait, j'y ai eu une révélation: toutes ces
procédures, ce système, n'ont rien de choquant si on considère qu'on est dans un pays en guerre. Depuis 2001 (et peut-être même avant?), les Etats-Unis se considèrent comme un pays en guerre et
donc menacé de toutes parts. Et quand on sait les horreurs que la guerre "justifie", engendre, et le manque de discernement, de bon sens qu'il peut y avoir dans ces cas-là...
Mais on compte quand même demander la nationalité américaine: hamburgers, sodas, camping-car, 4X4, empreintes digitales, voyage au costa rica, curés, anglais lu écrit parlé, on a tout essayé, on
est prêts!!!
Dans l'hôtel qui aime la poudre
pas traumatisé par la piquouze
Admirez la chaise qui était à Priscilla: déjà adepte du bon goût!
Fin du voyage!!!! Je ne pense donc pas continuer le blog, à part peut-être pour mettre quelques photos pour la famille, that's all, ça suffit maintenant!!! je peux vous raconter nos aventures
passionnantes et vous faire mourir d'envie mais expliquer que j'ai collé un élève qui m'avait pété à la gueule, bof bof...je mettrai ça sur fessbouc! J'espère que vous avez appris des choses,
bande d'ignares, et que vous saurez différencier un élève d'un paresseux (il y en a un qui a plus de poils) ou un ours de votre père. Sur ce, je vous dis à la prochaine, dans 4-5 ans
j'espère...
On a quitté dimanche 22 Samara pour tailler la route; pas par la côte et l'aventure, mais par de belles routes complètement défoncées avec plein de flics (week-end bleu?), on s'est fait arrêter deux fois, aucun ne m'a emmerdé alors que je n'ai plus mon permis - comme je n'arrivais pas, malgré tous mes efforts, à perdre mon porte-feuille, j'ai opté pour le permis. C'est cool, surtout que pour s'expliquer en franco-espagnol-anglais, c'est rude, j'ai plus de capacités en faune-flore.
Tels les valeureux cons-currents du très mystérieux Pas-Paris-Pas-Dakar, nous nous sommes donc élancés vers des contrées sauvages zet presque désertes qui ne demandaient qu'à être foulées par des hommes en combinaison fluo. Comme j'en parlais dans les commentaires, arrivée chaude: notre « hôtel » était situé pas loin de la côte, à 2 kilomètres...qu'on parcourt en première presque tout le long, en quand même moins d'un quart d'heure! glissements de terrain, ruisseaux, boue etc...Ca y est, j'ai eu mon baptême! Vraiment en pleine nature! Les lits en témoignent, on pense qu'ils ont été creusés à même les troncs tellement ils sont inconfortables et étroits. Ca s'appelait « Jungle Mountain Eco Lodge »; au lieu de se fier à tous les avis positifs, on aurait mieux fait de simplement traduire: oui, c'est bien dans la jungle et en haut d'une montagne! J'avais bien mieux senti l'embrouille « Eco Lodge »... Eco? C'est sûr, c'était pas très cher, on en avait besoin! Mais...un Lodge, donc haut de gamme, mais économique? C'est ce qu'on appelle une oxymore dans mon métier, c'est comme...pas-de-calais ensoleillé, ou... pensée de droite: il y a là-dedans quelque chose d'impossible, une contradiction irréductible. En tout cas, c'est le deuxième lieu très isolé où on va qui est juste à côté d'une propriété de Mel Gibson. Ca me donne presque envie de voir ses films, tiens! J'ai déjà comme une odeur de merde qui me monte au nez, de la merde, oui, mais américaine! Quand on pense qu'il suffirait que les gens arrêtent d'acheter pour que ça se vende pas!
On s'est donc posés près de Mal Païs, haut lieu du surf, avec surf le matin et en fin de journée, yoga à midi, drague et haschich le soir. Moi, j'aime pas l'eau, je préfère la boxe, et après je suis un mec sérieux. La musique n'est pas trop chiante, ça va, ça a l'air autant alternatif-années 60 que reggae-ragga. Mais ça nous a beaucoup plu quand même, les plages sont belles, les surfeurs aussi, il n'y a presque personne, le village consiste en une suite de petits bâtiments sans étage le long d'une seule route extrêmement poussiéreuse au bord de laquelle marchent pieds nus, au milieu des 4X4 et des quads, des surfeurs torses poil en maillot avec ou sans planche; le far west!
D'ailleurs, pour draguer, c'est pas facile: alors que j'étais parti de nuit à la chasse pour nourrir ma petite famille, j'ai pris une surfeuse en stop pleine de poussière, mais il a fallu caser son p.... de surf! Et ensuite, la discussion en anglais-espagnol-français-allemand (c'était une allemande installée ici) fut extrêmement éprouvante, même après avoir éteint Léo Ferré et sa solitude. Plus ça va, plus on a besoin de parler français, être concentré sans arrêt, c'est dur!
On s'est promené, bien perdu donc, dans les alentours en voiture, c'était magnifique; routes défoncées, cases au milieu de rien, rios...d'ailleurs, le chemin qui menait à notre maison en haut de la colline continuait pour aller à l'autre village connu, Montezuma; un très beau chemin, praticable normalement uniquement de janvier à avril (saison sèche); mais on l'a pris sur le conseil du gérant, parce que janvier, c'est près de décembre, et on était déjà fin novembre; par contre, le jour où on devait visiter une réserve, il a plu, on n'a pas pu passer, snif! C'est drôle, parce que déjà, à La Réunion, on sent la puissance de la nature, mais ici! On y vit carrément au milieu: rios, pistes, faune et flore - d'où peut-être l'habitude qu'ont prise les habitants d'y vivre avec le minimum d'habits possible. En tout cas, ça m'a bien plu, je sais pas trop pourquoi, je me verrais bien y vivre.
Et pourtant ce fut éprouvant: les lits qui grinçaient et faisaient mine de s'effondrer définitivement, le Basile toujours aussi dur qui se réveillait sans arrêt, faisait exprès de renverser, jeter, fuir, crisait pour tout...que du bonheur! Vivement les grands-parents! On parle ici de la « pura vida », ce fut plutôt le pur bide!
Mal Païs, le surf!
Le soir, le soleil se couche, c'est beau!
Montezuma, village créé dans les années 70 par des babas cool américains, et où ça continue; le yoga paraît-il y règne en maître, moi, il m'intéresse surtout pour
le scrabble.
Sur cette photo: les couleurs du petit village, le short à porter pour être
baba cool, ou le haut de la fille d'en face, les abdos pour tous (dans les magasins, il n'y avait que des fringues en taille S – dont le prix était inversement proportionnel à la surface vendue),
mais aussi le 4X4 et le moyen de locomotion le plus apprécié: le quad! Un lieu pour Bertrand et Emilie?
La plage la plus fréquentée qu'on a rencontrée
Basile cherche la m....
Lors de nos pérégrinations; qu'ont trouvé les vautours?
L'hôtel paumé: tout n'est pas moche:
Le hamac, bien plus confortable que le lit
Le lit dont on enlevait les quelques bestioles en arrivant; mais ça va, pas
de punaises!
De notre hôtel à la civilisation. Si vous avez bien suivi mes explications du reportage d'avant, vous remarquerez que j'ai trouvé le chemin le moins profond pour passer! Le tout est d'y caser les
quatre roues...Marie-France, as-tu compris? J'e me suis quand même appliqué à ne pas caler en plein milieu! Priscilla n'en pouvait plus, moi, j'étais content, j'avais encore ma savate qui avait
failli se barrer dans le rio précédent! (trois à passer)
Sonder avec la bénédiction de la poupée qui tousse, et toujours, surtout, serrer
les fesses...
Un besoin pressant d'alcool après tant d'émotions! Mais il faudra bien
prendre le chemin du retour, et de nuit...
Après quatre jours là-bas, départ en trombe, en retard, pour prendre un ferry et traverser un bout d'océan, arrivée réussie de justesse grâce à mes talents de
conducteur rallye (on n'a pas perdu une roue ni même de passagers) mais aussi à l'absence d'organisation pour le ferry; faut dire qu'il ne fait le trajet que six fois par jour! Pas encore
rodé!
Sur la route
Arrivée plus au sud sur une presqu'île, coincée entre l'Océan Pacifique et la mangrove, avec crocodiles, oiseaux, iguanes et un tas de moustiques qui ont annoncé mon arrivée à tous ceux du coin, aussi bien aux moyens qu'aux minuscules qui, c'est confirmé, ne piquent pas mais mordent...Ils pourraient quand même démoustiquer!!!! Et c'est encore un lieu, comme à l'Eco Lodge, où y a pas internet...Et après ils disent qu'ils veulent développer le tourisme! Ils exagèrent un petit peu, quand même! On est bien isolé de certaines villes alentour beaucoup plus animées qui accueillent les touristes essentiellement nord-américains, donc boîtes de nuit et surtout prostituées en grand nombre, pour se défouler de vivre comme un con coincé dans un système de con, rigide et liberticide, pour lequel on revote le coup d'après, en se disant qu'on ira se faire plaisir dans le proche Costa Rica, en y emmenant son grand fils, tiens! Ca le sortira un peu de son trou, il verra du pays et rentrera serein dans le pays qui lutte dans le monde pour plus de liberté.
C'est beaucoup plus lourd, étouffant, humide qu'avant, plus au nord, et ça sent la fin du voyage: dernière étape avant le retour à la capitale! Puis pour la France où on vient d'apprendre que c'était la psychose grippe A...Ca fait quand même trois mois qu'on serre les fesses pour ne pas tomber malade, je sais pas si on va tenir un mois et demi de plus!
Le Baz est à nouveau cool, ça a duré moins d'une semaine mais qu'est-ce que c'est long quand on a l'impression que ça ne va jamais finir!
Vers la presqu'île: culture de palmiers pour l'huile de palme; sol tellement saturé de produits qu'il les nourrisse par avion, par les feuilles
puis...
La plage à 20 mètres de l'hôtel, bien dangereuse pour s'y baigner
C'est très beau!
Bon allez, on s'casse!
Hôtel géré par des français, vraiment
très sympas mais complètement ratchous. Bien, mais on les entend compter les sous...
Piscine où Basile a fait son premier plongeon tête la première, bien réussi, pas un plat; le seul hic, c'est qu'il n'était pas prévu...Pris qui était dans l'eau l'a
récupéré au fond: il a même pas bu la tasse! (moi, je lisais Portnoï et son complexe, de Philip Roth, à recommander!)
D'un côté de l'hôtel, où on est encore une fois les seuls clients, le cadeau de Basile pour Tallula, pour ses 18 ans
avec vue sur l'océan!
De l'autre côté, le système américain: pots-de-vin pour faire construire 120 apparts alors que c'est interdit maintenant de construire si près de la plage, on rase
tous les palmiers (on en remettra, mais plutôt des palmiers de Miami, ça évitera un dépaysement trop fort), début de construction, puis recherche d'acheteurs-investisseurs qui s'engagent à
prendre un appart: c'est avec cet argent qu'on continue la construction; crise mondiale, mais surtout américaine, plus d'acheteurs, arrêt de la construction, résultat: bel édifice en bord de
mer.
Vers le bout de la presqu'île et l'estuaire; beau mais pas vu d'croco!
Très sympa, mais pour attendre quoi? Et où est le guichet?
Ecole
Traînasse taille XXL
Changement de décor à l'approche de là où l'océan entre dans la mangrove
La classe, non?
Boutons datant d'il y a dix jours. Il y a aussi l'autre côté, l'autre cheville, les genoux, les coudes et le reste (pas de photos, c'est trop intime); et je mets du
produit! Mais je n'utilise que rarement le plus puissant, qui contient 25 pour cent de DEET: j'ai peur de m'enflammer, et quand je m'en arrose, je ne peux plus ni manger ni approcher personne:
c'est comme vivre près d'une pompe à essence...Du coup, les autres sont bouffés, le pauvre basilou est constellé de boutons...J'ai cherché une explication, la voici:
Juste à l'arrière de l'hôtel, la mangrove...d'où les moustiques! Accros au
cholestérol! Les proprios veulent construire ici une maisonnette pour y faire venir des employés qui seront sur place, des nicaraguayens, bien plus travailleurs!!! Ils aimeraient prendre un
couple, mais on ne sait pas s'ils vont se reproduire en captivité?
Parc Manuel Antonio, le plus visité du pays; on a moins aimé, très touristique, beau mais étouffant; il a quand même des qualités: faune, flore, et plages:
Singe descendant en s'accrochant par la queue
On a enfin vraiment vu des paresseux! Ici, rotation presque totale de la tête
Un yéti?
Avec gros bébé
Avec la chaleur, Priscilla a failli nous faire un malaise vagal: "Mes sels!
mes sels!"
Palmier à poils piquants
Pas la peine de se casser le cul à les chercher partout!
Termitière: on en voit sans arrêt.
Je pousse...
Basile a adoré le raton-laveur: tellement peu sauvage qu'il a senti la bonne bouffe et qu'il voulait se servir dans le sac, me taxer les sandwiches au jambon de parme que j'avais dénichés chez un
italien du coin...Terrine l'a chassé avec son tact habituel, mais, et c'est un progrès, sans vouloir lui introduire un bâton dans l'oreille. Un nouveau mot: « aton » (pour raton)
Des iguanes de toutes les couleurs
L'alcool tue lentement; on s'en fout, on n'est pas pressés!
Tour dans une mangrove voisine
mais...késako?
Celui-là a trois ans (un mètre cinquante); à l'âge adulte, ça grandit jusqu'à
sept mètres et ça peut vivre deux cents ans!
Iguane Jésus-Christ (il court à 40 à l'heure sur l'eau): le panneau disait vrai!
celui-là est en cours d'homologation
Tout corps plongé dans l'eau trouve qu'au début elle est froide, mais qu'après ça va, elle est bonne.
Il crève de chaud
Visite du parc Carara, où on a vu peu d'oiseaux mais le fameux ara rouge
Basile emmerdant les fourmis jusqu'à ce qu'il se fasse attaquer par un soldat et qu'il gueule pour que je l'aide...
Analyse d'un spécialiste en botanique et futur docteur es lettres: "Papa, le co, l'a poum!" (le gros - arbre - est tombé")
Fruits de mer du pêcheur au consommateur
Basile a pris l'habitude, avec les visites quotidiennes des crabes dans la chambre: il file chercher un "petite pot" et s'en occupe...
Bientôt, pire que le Costa Rica: le passage aux douanes américaines; comme on est seulement en transit, on n'a pas encore eu droit à la boîte vitrée où ils t'envoient plein de souffles d'air censés détecter les atomes suspects; si t'es ingénieur chimiste, ils te liquident direct! J'ai quand même eu droit à Miami, à l'aller, en plus du déchaussement, inspection des molécules de l'ordi etc..., à un flic qui s'est mis devant moi, ni bonjour ni merde, et qui m'a demandé combien j'avais de dollars sur moi; ayant beaucoup retiré et ne sachant pas la limite, j'ai réussi à mentir vu que je lui ai fait répéter plusieurs fois: son anglais devait être mauvais! Il a enchaîné: et combien d'euros? Que vont-ils inventer pour le retour?
Une fille, après le passage aux empreintes, s'est faite embarquer sans que son mec qui était devant soit averti (secret défense!), elle s'est retrouvée dans une salle fermée avec plein d'arabes, pardon, de mexicains, heureusement qu'elle parlait bien anglais et qu'elle était sûre d'elle: on l'a interrogée, elle a confirmé qu'elle était déjà venue l'année dernière aux Etats-Unis; c'est vrai que vouloir y revenir, c'est déjà suspect en soi; c'est là qu'elle a appris qu'il y avait un problème, elle n'avait pas les mêmes empreintes digitales qu'à son précédent voyage!! Ca, ça lui en a bouché un coin! C'est sûr qu'après, on a du mal à répondre, face à de tels arguments! Parvenir à expliquer pourquoi on a changé d'empreintes, là, les flics anti-terroristes l'ont coincée! Peut-être que ça n'était pas elle et que quelqu'un l'avait assassinée puis s'était fait greffer la peau de ses doigts? Vu qu'elle avait gardé les mêmes yeux et tout le reste, ils l'ont finalement relâchée. Ca montre bien que les tests ne sont pas assez poussés, il va falloir une loi plus ferme. Le droit aux interrogatoires poussés! Les français résidents qu'on rencontre ici ne passent du coup jamais par les USA, ils préfèrent payer un peu plus et passer par Madrid, pour ne pas être trop emmerdés et payer 500 dollars parce qu'ils n'ont pas déclaré un saucisson (que dans ca cas-là on leur confisque...) qu'ils risquaient d'introduire dans ce pays vierge de toute pollution et qui aurait contaminé la bonne bouffe locale...Ou alors, j'y pense, pour le saucisson, ce sont les religieux qui l'ont fait interdire, comme outrage aux bonnes moeurs?
Allez, retour à San José pour deux jours, San José-Miami, Miami-Montréal, Montréal-Paris, Paris-Normandie, en deux jours et quelques, l'affaire est dans le sac!
PS: Malgré le fait que ce soit l'avant-dernier article, j'ai lutté contre le blog et son désir de noir : j'ai fait des efforts pour ceux qui ont le double handicap de posséder un PC et d'être malvoyants, soyez m'en reconnaissants!
Ca y est! Le Baz commence à « parler »!!!!!!! enfin, à répéter rapidement des mots qu'on dit, comme ça, des mots fondamentaux pour la survie de l'humanité: « papo » (pour crapaud), « coucong » (pour coupe-ongles), « pancaik gros » (gros pancake); eh oui, il fait même des combinaisons, bon, sur les mots qu'il répète depuis des mois, faut pas pousser quand même! « oiseau jaune », « petit oiseau », « petit jaune », « maman jaune », « papa jaune », « bateau jaune ». A quand un « bateau sour l'eau jaune »? « petit oiseau jaune »? On espère les combinaisons de trois mots avant l'anniversaire de ses dix-huit ans!
Donc, sous le soleil, en proie au désoeuvrement le plus total (au sens étymologique, même: complètement sans travail, sans ouvrage ni oeuvre à accomplir), je
décidai de mobiliser les troupes et la plage de Samara étant trop peuplée à mon goût, de partir à la recherche des plages cachées. Sur les conseils de Clémence, que je n'écoutai que d'une
demi-oreille, nous nous engageâmes, Basile en tête, sur un chemin heureusement en ligne droite, ce qui nous permit de voir à temps un rottweiler lancé à toute vitesse droit sur nous, sans un
aboiement! Pris attrapa Basile et le leva très haut, tandis que moi, mon sang ne fit qu'un tour, j'empoignai la bête, lui fit une clé de patte et elle comprit définitivement qui était son maître.
Elle s'est tenue à distance. On a eu très chaud! Qué frayeur! Quand on nous dit qu'il faut faire attention aux serpents etc...! Pour ne pas trop porter atteinte à l'orgueil du pauvre rott, nous
avons quand même (sous la pression de Pris) décidé de rebrousser chemin, pour trouver ensuite le vrai sentier.
Nous sommes partis à l'assaut des plages du nord, célèbres, et que nous pensions donc assez faciles d'accès, que nenni!!! Pistes encore pires, aucune indication, avec le GPS qui nous fait tourner en rond jusqu'à ce qu'on comprenne que comme à son habitude, il cherche le chemin le plus court, à savoir en général la ligne droite: entre une route goudronnée de 10 km et une piste de terre qui en fait 9, il n'hésite pas une seconde! Son choix pour rejoindre Tamarindo depuis Playa Grande était donc...d'emprunter la plage! C'est vrai que, malgré tout le respect que j'ai pour mon ami Bertrand, broyer du surfeur ne m'aurait ps déplu, mais il y a les filles en bikini! Et si mon 4X4 s'enlise? Déjà que sur un peu de sable, il patine!
Sinon, les boules: j'ai pas osé passer une sorte de ruisseau de quatre mètres de large, peu profond, au genou), j'ai eu peur de rester embourbé (on était en pleine
marée haute); pas de baptême de traversée donc. Du coup, « grâce » au GPS, on a bien exploré, les paysages sont incroyables et très surprenants, tout comme l'atmosphère; on ne sait pas
trop où on est: après avoir quitté la montagne de Monteverde, on se sent en même temps en Normandie, à La Réunion, dans le Sud de la France et dans aucun de ces endroits: c'est très varié et ça
rappelle à certains moments certains endroits, des lieux connus, mais avec des gens différents et finalement pas si différents: le niveau de vie est relativement élevé, mais parfois on se croit
au Maghreb...Bref, très dépaysant!
En tout cas, atteindre un lieu sans se paumer sur les innombrables pistes, c'est de l'utopie: c'est un peu comme espérer un président de gauche aux prochaines
présidentielles (j'ai pas dit socialiste, j'ai dit de gauche).
Playa de Potrero
Le hic, c'est que le franchissement de rivières, c'est tout un art:
1) Il faut s'assurer qu'il n'a pas plu dans ces lieux précis et au-dessus récemment. Déjà, c'est dur: qui appeler? Y a personne là-bas!
2) Il faut savoir franchir une rivière:
Bien juger de la profondeur et du courant, si l'on n'est pas sûr, descendre et sonder (ce que j'ai fait pour le ruisseau dont je parlais avant): mi-cuisse, même sans courant, ça devient sport. Si l'on est emporté par le courant, c'est qu'il est trop fort pour passer en voiture; dans ce cas là, rentrer sur le bord à la nage puis faire demi-tour. Ne pas oublier, en sondant, qu'il peut y avoir des serpents mais surtout des crocodiles: il sera plus difficile ensuite de sonder si on perd une jambe dès le premier rio.
Puis, si c'est possible et qu'on est encore en vie, avancer de manière constante pour ne pas caler et surtout, ne pas emprunter la ligne droite, car les voitures
qui sont passées précédemment ont creusé et avec le courant ça a déplacé, bref, j'ai rien compris mais il faut avancer en décrivant une courbe dans le sens du courant le plus fort (la rivière ou
la marée); se débrouiller quand même pour que le demi-cercle ne soit pas trop incurvé, sinon, c'est dans l'océan qu'on se retrouve.
3) Ne pas compter sur de l'aide, il n'y a personne sur ces routes-là.
4) J'ai failli oublier: passer TOUJOURS à marée basse, tout le monde insiste bien là-dessus; le seul problème que je n'ose pas soulever: le trajet dure quatre heures et les rivières sont
espacées; comment peut-on passer toujours à marée basse? C'est pareil pour les 6 kilomètres de route sur la plage: à marée basse, absolument! Et Lionel, le gérant, me dit: au pire, tu fais
demi-tour! Oui, mais si on a passé difficilement une rivière et que c'était à marée basse il y a trois heures? Bref, ça me fait envie, le coup des crocos a complètement calmé Pris, je vais
essayer de la motiver (c'est le chemin le plus court)! On y va équipés, tout de même: tous nos bagages (plus la voiture est lourde, mieux c'est; et, au pire, vous les recevrez par voie maritime
dans quelques mois), et masques et tubas!
Allez, tous ensemble avec moi:
« Plus près de toi,
Seigneur,
Plus près de toi,
Mon Dieu! »
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